squat'land


Vendredi 27 mars 2009 5 27 03 2009 10:04

Parfois, on signe des pétitions, sur le Net ou sur papier. Parfois, on se laisse aller à quelque geste symbolique – on allume une bougie, on se donne un peu ridiculement la main dans une chaîne humaine, ce genre de choses… Ca nous donne bonne conscience à peu de frais, de ce côté-ci de la Planète, côté Boboland conscientisé. Ca ne mange pas de pain, ça fait pas de mal non plus. Mais bon, je reste souvent perplexe.

 

Et puis parfois, les symboles sont forts
et ils nous viennent d’ailleurs…


 

A Kandahar  au Sud de Kaboul, pour marquer la journée internationale de la femme, des femmes ont mis un foulard bleu sur leur burka. C'est la seule chose qu'elles ont pu oser pour ne pas être, l'espace d'un instant qu'une ombre, sous leur burka.

 

En voyant cette photo, j’ai tout de suite pensé à cette femme – Mastura – qui avait planqué une petite caméra sous sa burka (de l’utilité de la burka, finalement…) pour filmer et dénoncer l’exécution d’une de ses sœurs de peine, Zarmina, dans un grand show mené par des hommes dans le stade « sportif » de Kaboul. Des images qui avaient fait le tour de la planète.

 

Alors, parfois oui, les symboles, les petits gestes ça compte. Ca a donné une idée à Miss Rainette, cette histoire de foulard bleu sur la burka.



« 
Blogueuse parfaitement non influente depuis plus de deux ans, il m'arrive de ne pas raconter que ma petite vie. Quand je m'intéresse à l'actualité, en général... c'est pour râler.

Et le 8 mars dernier, cette photo, sur le Figaro.net m'a frappée. Ces femmes ont voulu signifier "leur appel à plus de justice", mettre un peu de lumière sur l'ombre qu'elles sont, derrière les barreaux de cette prison de tissu.
Je me suis alors dit que nous, hommes et femmes libres, pourrions leur dire que nous savons. Qu'elles ne crient pas dans le désert. .
Alors l'idée de rassembler des photos de tous les gens qui auront envie de participer , tête nue avec un foulard bleu clair autour du cou, pour en faire une grande photo pêle mêle, en espérant la leur faire parvenir.

Si vous êtes partants : l'adresse pour envoyer vos photos :foulardsbleus(at)laposte.net

(…)


Je compte sur vous

Bénédicte »

 

La suite vous appartient, ici :

http://foulardsbleus.eklablog.com/




Juillet 2009, des nouvelles de foulards bleus:



et pour en savoir plus, c'est

Par alf
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Mardi 23 décembre 2008 2 23 12 2008 21:57

Certains construisent des murs, d’autres préfèrent le bulldozer… Six ans après la fermeture de Sangatte, le niveau zéro du politique se porte bien pour les candidats à l’exil qui s‘échouent dans les environs de Calais…


Lu hier sur Libélille.fr, (22/12/2008):

« Une cinquantaine de policiers ont bouclé la zone de campement de cabanes en bois et de tentes à Loon-Plage face au terminal ferry. Environ 80 migrants ont été arrêtés et emmenés à la Police de l'air et des frontières. J'appelle ça une opération commando. Le lendemain, j'ai vu la police détruire les campements au bulldozer, avec tout le matériel de survie à l'intérieur. Tout a disparu, y compris les couvertures, les réchauds et l'argent de poche pour le pain et le lait. Ça a duré un peu plus de trois heures. Deux jours après, j'ai rencontré certains migrants, ils étaient de retour de Lille, d'où ils sont revenus par leurs propres moyens. Ils ne comprennent pas. Ils disent : «On ne fait rien de mal, pourquoi ont-ils tout détruit?» Une soixantaine sont de retour, et ont commencé à reconstruire ce campement. C'est absurde. Même si on ne s'attendait pas à un geste humanitaire de l'Etat à la veille de Noël. »

Propos recueillis par Haydée Sabéran

Lire l’article ici

Photo : Julie Rebouillat



A propos de Calais, de Sangatte, de ses alentours, de ses réfugiés… Et de quelques « étoiles du Nord », bénévoles anonymes qui maintiennent allumée la petite étincelle au fond des yeux de dizaines de sans grades et sans papiers en mal d’ailleurs, et d’avenir … Aller voir (ou revoir) ce reportage de France 2, réalisé il y a quelques mois : 13:15 - signé Vincent Nguyen et Jean-Sébastien Desbordes, sur le site de l‘association Terre d'errance. Tout y est, ou presque. Une histoire de gens extra et pourtant ordinaires. En ces temps de froidure des coeurs et des cerveaux, ça se prend.

C’est à voir ici


A part ça... ben bonne Nuit !




Par alf
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Mercredi 6 août 2008 3 06 08 2008 14:32







"Quatre étrangers ont été interpellés par la police, mercredi matin à proximité du stade national à Pékin, après avoir déroulé une banderole «Tibet libre».

Les organisateurs des Jeux ont «vigoureusement condamné» cette manifestation. Ces quatre personnes, dont la nationalité n'est pas précisée par l'agence Chine Nouvelle, se sont retrouvées peu avant six heures du matin près du stade national, surnommé le Nid d'oiseau. Deux des hommes ont escaladé un grand poteau métallique pour attacher la banderole le plus haut possible. [...]

La suite
ici












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Samedi 10 mai 2008 6 10 05 2008 09:36

Ce 10 mai, une manifestation a lieu à Bruxelles, à la mémoire d’un homme, Ebenizer Folefack Sontsa, décédé quelques jours après avoir résisté à une tentative d’expulsion de la Belgique vers le Cameroun. Il a été retrouvé pendu au centre fermé de Merksplas, où les autorités judiciaires ont conclu à un suicide.

Serge Ngajui Fosso, quant à lui, a passé quelques heures en cellule à l’aéroport de Zaventem pour avoir manifesté son incompréhension et son opposition lors du vol transit qui devait l’amener à Kinshasa et ramener le sans papier. Il n’avait pas pu s’empêcher de réagir face aux scènes de violence physique dont il a été le témoin. Mal lui en a pris, voici son récit. « Brussels Airlines, flying your own way »…

«... 

De: Serge NGAJUI FOSSO >

 

Bonjour à tous, Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J'y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille. Petit compte rendu: Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre la correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport de Bruxelles. Lors de mon entrée dans l'avion entre 10:00 et 10:45, je suis bien accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon siège, le N° 41H qui se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège.

Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la dernière rangée des hommes habillés en tenue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de l'empêcher de parler en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers en civile ont établis un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux. Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que l'on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l'on n'entend plus bien. Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ?

Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ? En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes se lèvent et protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l'avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avion et puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine. J'ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles.

A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche. Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons faire pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie. Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons à rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nous patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue de ne pas me voir.

Je suis en colère, très en colère. La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas.

Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n'a pas rempli son contrat.

Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille. Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence et m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé.

Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment. L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé.

Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autres passagers ont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellement pris mes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis en colère, très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avec mépris et violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, je suis allé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.

Je suis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec ma petite fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises. Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestation indiquant que j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Nous sommes arrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim, j'ai mangé sans appétit et je suis allé me coucher.

Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs aux doigts, aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de la compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dans l'état où je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas grand-chose pour le moment. Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne compte pas laisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines.

On en reparlera. Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable dimanche. Prière diffuser largement ce message. A bientôt ! Et mon combat continue. Serge N FOSSO +33626710385  ... »

Voir le reportage télé sur ce sujet, diffusé sur la RTBF

 Un collectif s’est constitué la mémoire de Folefack

 

 

 

 

 

 

Par alf
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Dimanche 23 mars 2008 7 23 03 2008 08:41





bandeau-mai.png

Aujourd’hui dans la rubrique
Squat’land de ce blog,
je vous propose un petit air
de Printemps,
toujours bon à prendre…

« ... Mai 68 - Mai 2008, redonnons la parole aux murs! A tous ceux qui sont en train de tresser la couronne de Mai 68 adressons nos pavés graphiques et redonnons la parole aux murs

Mai 68 n’a pas besoin de commémorations, à 40 ans et toutes ses dents, l'esprit de Mai 68 est toujours mordant. Et même si certains, comme Sarkozy, tentent de l’enterrer ou de le réduire en petite fumée juvénile et parisienne, son esprit de révolte refleurira encore et encore soulevant les pavés de tous horizons.

40 printemps après, bon nombre de slogans et de luttes sont toujours d’actualité, les revendications de Mai 68 sont loin d’être périmées, certaines sont à revisiter, d’autres sont à inventer... Nous lançons un appel A TOUS les artistes, graphistes, militants, activistes et colleurs d’affiches de France, de Belgique et d'ailleurs pour lancer avec nous des pavés graphiques et redonner la parole aux murs.

Résister c’est créer, créer c'est résister,

C'est bien beau tout ça, mais comment on s'organise?

 

L'idée en ce printemps 2008, en résumé, est de mettre en place un réseau informel pour la création, la fabrication, la diffusion et le collage d’affiches politiques. De réagir avec des slogans, du graphisme et de l'énergie à l’actualité politique, aux luttes en cours et ainsi redonner la parole aux murs.

Alors voilà ce qu'on propose concrètement […] ...»

La suite, c’est  ici 

affiche-mai-68.jpg  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







... et un premier projet perso...
le fils illégitime de la mère
de David Guetta et du Che ;-?


CHE---Mai-68--Mai-2008.JPG

 

Par alf
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Jeudi 23 août 2007 4 23 08 2007 21:34

« …

Chaque jour, aux 4 coins du monde, les mines et les sous-munitions tuent ou mutilent hommes, femmes, enfants, animaux, sans distinction. Handicap International agit depuis 25 ans contre ce fléau. Symbole de ce combat: le Lacet Bleu. 

Handicap International invite les artistes à réinventer le Lacet Bleu. Vous êtes styliste, sculpteur, photographe, graphiste, dessinateur, créatif enthousiaste, amateur ou professionnel? Devenez l'un des artistes qui soutiennent le Lacet Bleu.

Symbole de l'aide de Handicap International aux victimes de mines antipersonnel et de toute personne handicapée, le Lacet Bleu devient le fil rouge d'une exposition à l'occasion du 25e anniversaire de Handicap International… »

La suite, ici: http://www.handicapinternational.be/Et-vous,-que-faites-vous-avec-le-Lacet-Bleu-_a585.html

 

Par alf
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Samedi 30 juin 2007 6 30 06 2007 23:01

 

Aujourd'hui, dans Squat'land, un écho venu de la dernière lettre d'info reçue de l'ICRA. Mouvement de solidarité avec les peuples autochtones (*), apolitique et non confessionnelle, totalement indépendante, l'ICRA s'articule autour de 3 axes : la défense des droits des Peuples autochtones, des programmes de terrain et une action pour la sauvegarde des cultures. ICRA International est constituée d'un réseau de 250 correspondants autochtones (personnalités ou associations).

 

« 

Fin mai, un groupe d'indigènes vivant jusqu'alors en isolement volontaire est apparu au monde extérieur. Cela s'est passé dans le Nord de l'État de Pará, au Brésil. Les membres du groupe ont marché pendant cinq jours et parcouru plus de cent kilomètres à travers la dense forêt amazonienne ; ils ont traversé la frontière de Mato Grosso et sont arrivés à l'improviste dans un village des indiens Kayapó.

 

[29 Juin 2007]

Il est important de signaler que ce contact n'a pas été le résultat d'une décision librement prise mais d'une incursion d'exploitants forestiers dans leur territoire, qui les a obligée à fuir et à entreprendre cette longue et dure traversée jusqu'au village.

Il s'agit d'un groupe de 87 indiens Metyktire (un sous-groupe des Kayapó), qui avaient été initialement contactés en 1950 mais qui avaient décidé à l'époque de retourner dans la forêt ; depuis, ils ont toujours vécu en isolement volontaire.

D'après les rapports, le premier contact a été fait par deux hommes qui ont produit des sons devant l'une des maisons du village et qui ont été vus par deux jeunes gens. Une fois surmontée la méfiance mutuelle suscitée par cette rencontre inattendue, le reste du groupe est entré peu à peu dans le village Kayapó.

Par précaution, il a été décidé que seuls les membres du village pourraient avoir des contacts avec les Metyktire, pour éviter la contagion de maladies contre lesquelles ils n'ont pas de défenses immunitaires. Le village est habité par des indiens de la même ethnie qui, dans les années 50, avaient décidé d'établir des contacts avec les blancs. Le leader du village, Megaron Txucarramae, qui est également délégué auprès de la FUNAI (Fondation nationale indigène du Brésil), est l'interlocuteur des nouveaux venus. D'après la FUNAI, on ne sait pas encore s'il y a d'autres Metyktire dans la forêt, blessés ou morts, ou qui n'aient pas encore décidé d'en sortir...
»

                                                                                                                               

La suite, ici: http://www.icrainternational.org/actualites/371

 

 

(*): Une définition :  « Les peuples autochtones sont les descendants des premiers habitants des terres sur lesquelles ils vivent. Ayant subit divers processus de colonisation, ils restent aujourd'hui sous domination culturelle, économique, sociale, minorisés politiquement au sein d'Etats Nations qui ne les reconnaissent pas en tant que peuples distincts, avec leurs propres organisations socio-culturelles et leurs modes de vie marginaux (chasseurs-cueilleurs, éleveurs transhumants, essarteurs, etc.). Ils représentent aujourdhui environ 300 millions de personnes, soit 4% de la population mondiale. »

Par alf
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Jeudi 10 mai 2007 4 10 05 2007 11:38

 

 

C’était un été où on ne parlait pas encore de canicule, c’était à 2 heures d’avion de Bruxelles et de Paris. Ce fut un massacre sans précédent dans la guerre qui déchirait l’ex-Yougoslavie. C’était au vu et au su des casques bleu, nos schtroumpfs sensés au minimum assurer l’humanitaire. C’était un génocide, version locale. C’était le visage de l’horreur au cœur d’une Europe qui est la nôtre.


Un film de Marcel Schüpbach revient sur ces événements, au travers du portrait d’une femme, Carla Del Ponte. A voir dès le 9 mai. Des débats sont prévus sur Paris :


http://www.lalistedecarla.com/carla/spip.php?article11

 

« Au cœur du Tribunal pénal international pour l’Ex-Yougoslavie, une femme se bat pour obtenir l’arrestation des derniers criminels de guerre encore en fuite. Ils s’appellent Ratko Mladic, Radovan Karadzic ou Ante Gotovina. Elle s’appelle Carla Del Ponte.

Pour la première fois, une caméra pénètre dans les coulisses du TPI et suit au jour le jour le travail du procureur et des membres de son équipe. De La Haye à New York, en passant par Belgrade, Zagreb, Luxembourg ou Washington. Dans une ambiance de chasse à l’homme et de partie de poker. Entre vérités et mensonges, tentatives de pression, fausses nouvelles, succès, espoirs déçus.

Pendant ce temps en Bosnie, dix ans après les événements de Srebrenica, des femmes attendent que justice soit faite. Elles sont rescapées du massacre et s’interrogent. Peut-on croire encore à la justice internationale ? Ou celle-ci ne dépend-elle que de la politique
 ? »

 

Par alf
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