music'land


Lundi 15 juin 2009
On imagine Brian Eno sortant son fameux jeu de cartes, celui des « stratégies obliques ». Celui auquel il fait appel de temps à autre quand ça coince et qu’il cherche une piste créative à suivre, pour lui ou pour un groupe qu‘il produit : « Appelez un ami et laissez lui le choix de la route à suivre » aurait suggéré la carte tirée au hasard…

En réalité, c’est lors du travail sur la ressortie de leur premier album commun - « My life in the Bush of Ghosts » - que David Byrne, vieil acolyte, entend parler d’esquisses de chansons imaginées par Eno mais  remisées au rayon « inabouties ». Byrne les embarque tel un sherpa et tente l‘ascension en écrivant des paroles et en posant son chant sur les mélodies enoesques. Le résultat, « Everything that happens will happen today », est donc le fruit d’un travail commun né du hasard et de la nécessité. Soit un album pop au c(h)œur duquel la voix a pris le dessus.

« A sort of electronic gospel feeling » dixit Byrne. Et c’est bien cela: l’impression d’entendre un disque qui anticipe en mettant au centre le seul matériau à sauver quand tout aura été dit en musique: la voix humaine. Celle de Byrne - teintée de mélancolie naturelle - y est magnifiée. La voix, cet instrument ultime pour partager, au travers de mots et de vibrations,  les derniers ressorts de l’âme humaine.

Cela donne onze chansons paradoxales, de facture presque classique (à deux ou trois exceptions près) aux tonalités familières; autant d’histoires postmodernes qui évoquent de perpétuels recommencements et un monde de faux-semblants. La maison virtuelle proposée sur la pochette pourrait d’ailleurs bien n’être qu’un nouvel avatar de celle chère à Magritte; celle de l’Empire des lumières, où sous des dehors familiers, le mystère semble préservé. Mais qui nous fait un peu flipper quand même… Notre « Home sweet Home » du futur? Brrrr…


Par alf
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Lundi 2 mars 2009







                       - Quand est-ce qu'on bouffe...?
                       - Dieu me le rendra au centuple...
                       - Cette nuit, j'ai rêvé d'un riff...
                       - ...



Par alf
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Samedi 14 février 2009









« La
musique

qui marche
au pas,

Cela ne me
regarde

pas »


La Mauvaise réputation,

G. Brassens










Il n’a jamais eu d’âge

Et n’en n’aura jamais


Dans son regard

Ce dont je me souviens

Ce qui me touche encore

Ce qui me plaisait bien

C’est la pudeur

Le doute

La peur

- Celle d’être seul au Monde

Ou peut-être pas assez -

Et puis un peu la rage

En chansons

Gentiment apprivoisée

D’un grand-père, il avait l’âge

Mais à aucun moment

je n’y aurais pensé

Par alf
Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire

Mercredi 11 février 2009
 

 

« Le rock ça vient de l'argot du blues et ça veut dire baiser...
Ca doit rester une musique diabolique.
Je ne comprends pas comment un mec comme Bruce Springsteen
qui vend des millions de disques soit surnommé
'le roi du rock'n roll'... »





D’après AP, Lux Interior, chanteur des Cramps,  est passé pour mort d’une overdose d’héroïne il y a vingt ans, en 1987 ; sa femme avait trouvé assez drôle de recevoir fleurs et couronnes,… à tort. Cette fois-ci elle a bien dû s’y faire, semble-t-il, aux couronnes. Les lauriers devraient suivre, comme à chaque mise en bière de rock’nroll star. Mais en était-il une ? Je connaissais (et connais toujours) mal The Cramps. Pourtant, quand Thom m’a parlé d’évoquer le groupe dans son prochain édito (pour lesquels je fais habituellement un petit dessin), je me suis souvenu d'une couverture et d'un chouette article consacré au groupe dans R&F... Le plus facile, ça a été de le retrouver, dans la cave (et oui, faute de place, même les revues rock y atterrissent aussi...). Faut dire, alpaguer un 'spécial rock garage' dans une cave, ça reste cohérent. Après un peu de recherche je suis donc retombé dessus : n°435, novembre 2003. Il y a 5 ans et des poussières, déjà... L'article, c’était un "Mes disques à nous" avec plein de références obscures, de 45 et de 78 tours vinyles aux couves excentriques, kitch et  introuvables bien sûr!...

Lux et Ivy, ils en mettaient partout des disques chez eux - sauf dans les gogues -, à en faire craquer les fondations de leur maison… Des passionnés quoi. Que je (re-)découvre un peu tard. Ceci dit, est-il jamais trop tard ?
Et puis grâce à ce dessin, je réalise la première collaboration fortuite entre overblog  et blogspot : cliquer ici et vous le verrez en grand… sur le blog de Thom ;-) !


Par alf
Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire

Lundi 12 janvier 2009




« Le monde

est glauque,

Et ça s’écrit:

GLLOQ,

Mon ami… »


A. Souchon





Par alf
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

Mercredi 26 novembre 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 "...Dont know

much at all,

I dont know

wrong

from right
All I know

is that

I love you

tonight ..."

 

 

 

 

 

 

 

 

... and his "Funny Valentine"

 

 

 
Par alf
Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire

Jeudi 18 septembre 2008


Oh
to be
not anyone
gone
this maze of being
skin
oh
to cry
not any cry
so mournful that
the dove just laughs
the steadfast gasps



















oh
to owe
not anyone
nothing
to be
not here
but here
forsaking
equatorial bliss
who walked through
the callow mist
dressed in scraps
who walked
the curve of the world
whose bone scraped
whose flesh unfurled
who grieves not
anyone gone
to greet lame
the inspired sky
amazed to stumble
where gods get lost
beneath
the southern cross




Par alf
Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire

Mercredi 21 mai 2008






Au début des années 80,
un petit gars de Charleroi et ses potes explosaient en Belgique avec les Gangsters d’amour : Meurtre à Hawaï, Baron Rouge… Pour les ados de la cité carolo dont je faisais partie, l’horizon paraissait embué par les nuages des usines alentours, coincées entre les terrils. Jeff Bodart et ses gangsters (habillés rétro) ce fut un peu… comme un type qui montrait que derrière les nuages, il y avait… de la perspective.

Jeff Bodart est mort hier à l’âge de 43 (45?) ans. Son dernier album, assez autobiographique, sorti en 2008, avait bénéficié des plumes de Miossec, Duvall, Bergmann. Oui, quand même...

Et parfois, c’est comme ça…







Par alf
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire

S'abonner

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés