somewhere'land


Mardi 9 septembre 2008

C’est la rentrée. Et c’est tant mieux ! On commençait à s‘emmerder ferme. N’empêche, je suis un peu nostalgique, déjà. « Secret Story » par exemple, c’est terminé et je ne m’en remets pas. Heureusement c’est un belge qui a gagné. Ca nous fait au moins une actualité digne d’intérêt, pour nous les Belges, en ce début septembre. Pour rappel, en Belgique on était à deux doigts du split de Plat pays-qui-est-le-mien en juin, mais finalement, tout le monde est… parti en vacances. Flamands, wallons, bruxellois, majorité et opposition, démocrates et populistes. Y a que les sans papiers qui sont restés.

Et eux n’ont pas chômé : grève de la faim et tout et tout. Mais bon, faut pas faire grève de la faim en été, tout le monde est à Benidorm, c’est bien connu. Décidément, ces gens ne sont pas comme nous…  C’est la rentrée, ouf !, et tout le bordel institutionnel recommence, comme il y a deux mois, mais avec les élections régionales en point de mire. Que du bonheur, comme dirait Castaldi.

« Secret Story » donc, fini, terminé. J’ai eu cet été le bonheur de croiser le regard de ses participants, au travers des miroirs sans tain de cette étonnante émission, miroirs dans lesquels les Narcisses modernes se miraient la couenne à longueur de journée. Impressionnant. En plus, cette année, Plug TV nous passait l’intégrale. La version wahrolienne, en direct ou presque, avec coupure éditoriale quand les protagonistes sortaient du schème « Je m’demande qui va sortir cette semaiiiine? »… J’imagine que la coupure éditoriale consistait à couper tout le reste: la moindre évocation politique, la moindre esquisse d’interrogation existentielle, et aussi, mine de rien, la moindre petite phrase ou action un peu sexuelle. Quand il se passait quelque chose, vous aviez droit à un gros plan, certes, mais à un gros plan-plan fixe… sur un pot de fleur ou un coin de vaisselle sale. Un comble, non ?, pour une émission qui à priori a tout du mauvais film de boules : pas de scénario, de mauvais cadrages, un mauvais montage, aucun suspens. Mais, un film de boules… sans boules… Aller comprendre…


C’est la rentrée. Hier soir, la RTBF se la pètait à nouveau en nous refaisant comme l’an dernier le coup du « Arte Belgique ». A savoir : vous croyez capter la chaîne Arte. Mais en lieu et place des émissions d’Arte qui passent en France et en Allemagne, vous avez droit tous les soirs de 20h à 21h à une émission culturelle spécifiquement belge faite par la RTBF, où on vous fait faire le tour des vernissages de la capitale et de province… Culturelle certes, MAIS… belgo-belge. Précisons, c’est essentiel, que cette émission culturelle ne passe qu’en Belgique (aucune diffusion en France ni en Allemagne), uniquement chez les Belges qui captent Arte et uniquement du côté francophone du pays bien sûr. Ca doit faire en tout 0.000003 % du public belgo-francophone mais ça permet à la RTBF, notre chaîne nationale, de continuer à peu de frais à mettre ce qu’elle veut (et je reste poli) sur ses deux chaînes à une heure de grande écoute. Et pendant ce temps-là sur Arte… Allez comprendre…


C’est la rentrée, je vous aurais bien fait un petit topo de l’expo « It’s not Only Rock’n roll Baby », visible au Palais des Beaux Arts, mais à quoi bon? Elle se termine la semaine prochaine et vous n’irez pas. N’empêche, je suis content d’avoir vu de près, ce dimanche à l’heure de la messe, les toiles du pote Pete. Pour aller vite, c’est de la merde. Ou plutôt du sang séché, ce qui revient au même, quand ça sèche. Au mieux on dirait du café. Disons que ça fait tache. Pour le reste, on est dans un pathétique premier degré (planter des seringues dans ses toiles c’est rock’n roll non?) qui colle bien à l’image du Doherty renvoyée par la presse people. Je vous aurais bien parlé des œuvres d’Alan Vega, des Kills, de Devendra Benhart, de Kembra  Pfhaler …et même de la très zen installation de Brian Eno, rien que pour énerver Thom, tiens! Mais vu que je dois encore faire le crobard pour son édito de mercredi sur le Golb, je n’ai pas vraiment  le temps de vous torcher un truc correct sur cette expo et les questions qu‘elle pose sur ce qu‘est un artiste, un artiste rock, un rocker-plasticien, etc. Allez comprendre… (Enfin vous pourrez toujours vos consolez en lisant l’édito du Golbeur fou, ce mercredi; on devrait y évoquer un sujet similaire je pense).

C’est la rentrée. FR3 proposait hier soir une émission de Ruquier sur les humoristes provocateurs; émission que j'ai suivi d‘un vague œil-oreille distraits, en tapant cette chronique. Or, ça fait des mois que j’aimerais faire un post digne de ce nom sur ce qui nous (me) fait rire (ou pas) et sur le sens du rire aujourd’hui dans la France profonde sarkozyenne ou la Belgique Letermienne. J’en aurais également profité pour parler du cas Siné, de son nouveau projet éditorial qui sort bientôt, de Charlie Hebdo qui l’a viré pour des raisons qui valent d’être évoquées (« Qui ‘Valent‘… jeu de mots » aurait dit Maître Capello) et des guerres internes qui minent les crayons de nos anartistes patentés (« Qui minent les crayons… jeux de mots » aurait-il renchérit - ok, ok, ok j'arrête...) ; je suis même pas sûr que je le ferai… Allez comprendre…


C’est la rentrée et je m’aperçois qu’après un sacré silence radio occupassionné sur ce blog par quelques images, j’ai à nouveau la moutarde qui me monte gentiment au nez et les mots qui me picotent. C’est bon signe pour la santé de ce blog, non? Allez comprendre. Alors on va dire… à bientôt!

 

Par alf
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Jeudi 4 septembre 2008





Sleep
Sleep tonight
And may your dreams
Be realized
If the thunder cloud
Passes rain
So let it rain
Rain down on me
Mmm...mmm...mmm...
So let it be
Mmm...mmm...mmm...
So let it be
Sleep
Sleep tonight
And may your dreams
Be realized
If the thundercloud
Passes rain
So let it rain
Let it rain
Rain on me

U2






Par alf
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Samedi 28 juin 2008






Take a parachut and jump! Le 16 août 1960, Joseph Kittinger ajuste une dernière fois son petit matériel, vérifie que sa braguette est bien fermée et… saute. Il saute d’une altitude de 31.300 mètres, effectuant ainsi une chute libre de 4 minutes et demie, ouvrant son parachute à 5 500 mètres d‘altitude.
Avec une pointe de vitesse de 988 km/h, il battit simultanément 4 records : la plus haute ascension en ballon, le saut en parachute le plus haut, la plus longue chute libre et la plus grande vitesse atteinte par un être humain dans l’atmosphère.

Selon Joseph Kittinger, il aurait franchi le mur du son...

Petit moment de dépaysement offert sur Chroniknroll pour tous ceux qui ne partiraient pas en vacances,
ou tous ceux qui en auraient juste besoin (de dépaysement)…


Alors n'oubliez pas :


1) de mettre le son de la vidéo (chouette musique : en fait c‘est le clip d‘un morceau de Boards of Canada… ce qui explique que la « chute » est bizarre… - enfin, pas celle de Kittinger, celle du clip... bon... du coup celle de Kittinger aussi... du moins la fin...  - bon allez voir quoi!  )

2) de lire les com’s : côté dépaysement, ça assure aussi ;-) !

3) d’attacher votre ceinture…


Bon trip!

Pour le grand saut, c'est par ici




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Jeudi 12 juin 2008

Il y a des jours comme ça. Ni chauds, ni froids. Bêtement tièdes. Hier était un de ces jours-là. J’imagine que les bloggeurs bloguaient, les bosseurs bossaient, les ronronneurs ronronnaient et moi j’étais dans un entre-deux où rien ne venait… Pas un mail ou presque de vos potes, pas de coup de fil, rien non plus sur le blog, votre taux de fréquentation quasi coupé en deux depuis plusieurs jours et - paradoxalement - votre blog rank qui augmentait... C’était à n’y rien comprendre.

 

J’en étais donc là, au bureau, à méditer sur le caractère nietzschéen de Jim Morrison et sur La figure du « Rockeur ultime », grâce au conséquent article que G.T. y avait consacré sur son blog et que j’avais lu le matin même en soufflant sur mon Nescafé trop brûlant (lui). Mes pensées toujours plus moroses m’entraînaient une fois encore vers un débat récurrent : à savoir, ce que je foutais là, veau parmi les veaux, à passer huit heures par jour, à huiler une Machine à mille lieues parfois de mes aspirations profondes…

 

Puis vint l’heure de partir. En désespoir de cause, je m’aventurai vers la librairie, en quête d’un peu de lecture dépaysante. Et soudain, tout changea.

 

Alors que je feuilletais le National Geographic qui annonçait des découvertes surprenantes sur le site de Stonehenge (je ne me refuse jamais un peu d’ésotérisme bon marché, sous couvert scientifique), un grand blond à l’embonpoint fort considérable et aux cheveux hirsutes, se tenait debout devant le libraire et forçait le trait pour le convaincre de ses arguments...

 

Nous étions donc trois dans la librairie. Le gros blond, sérieux comme un Haroun Tazieff, s’activait avec force gesticulations, maniant le verbe avec une certaine habileté, le tout emballé façon « hypothèse, démonstration, synthèse » et sur un ton presqu’académique : « Donc, si les traces retrouvées dans la neige ont l’apparence d’un pied humain, mais sont trois fois plus grand qu’un pied humain, qu’est-ce que cela peut être ? Un ours brun ? Un Grizzly ? Impossible : il n’y en n’a pas dans cette région. Donc, il faut bien se diriger vers une autre hypothèse… On est bien d’accord ? ». Le jeune libraire écoutait, interloqué, le sourcil gauche en accent circonflexe.

 

Nous avions affaire à une volonté manifeste de prouver… que le Yéti existe. Rien que ça ! Et c’est tout juste si le Grand blond à la bedaine proéminente n’expliquait pas qu’il l’avait rencontré… Là-dessus, le jeune libraire l’interrompt et me dit, avant même que je lui tende mon Télémoustique : « Il y a un dossier super-intéressant dans la revue Philosophie Magazine sur ‘la pensée made in China’… On y parle à la fois du nu chez les Chinois, de l’héritage de la culture grecque aux JO de Pékin, des droits de l’homme occidentaux confrontés à la philosophie confucianiste, etc. ».

 

« Ah, bon » ? », dis-je interloqué. Faut dire, si on cause parfois politique française ensemble, on n’en n’est pas non plus à se tutoyer et à refaire le monde chaque fois que je vais acheter un journal. Et on n’a jamais causé philosophie, en plus. Là-dessus il ajoute : « Je vais vous le photocopier, c’est super-intéressant ! ».

 

En trois minutes, j’avais eu l’impression de vivre une scène apocryphe de Smoke. J’avais eu droit à une démonstration dithyrambique d’un échevelé en sueur sur l’existence du Yéti et à un libraire que je connais à peine et qui voulait absolument me photocopier gratuitement un dossier de philo piqué dans un magazine qu’il était censé vendre alors que je venais lui acheter un magazine télé pour ménagère de moins de 50 ans… Il y a des jours comme ça, bêtement tièdes et plats et qui, en quelques secondes, finissent joyeusement en ébullition ;-) !

 

Par alf
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Dimanche 25 mai 2008

La malédiction avait commencé il y a quelques semaines. On était partis un soir à l’anniv’ d’un pote, installé en Brabant flamand. Lors du troisième arrêt pour demander le chemin en baraguinant quelques pathétiques locutions vaguement flamoutches, la titine n’avait plus voulu repartir. Problème de démarreur…

Puis c’est le lave-vaisselle qui a commencé à battre le beurre; il ne faisait plus que rincer et jamais nettoyer : gênant…A ce moment-là, Elle m’avait sorti la phrase « qui tue parce qu’on sait que cette p… de phrase va sortir à un moment ou à un autre »: « On demanderait pas à mon père de regarder ce qui marche pas? »

Passons. Quelques jours plus tard, je La retrouve entrain de s’escrimer avec le chauffe-eau de la cuisine: plus moyen de le rallumer. Moi, très busybusy je lui avais dit : « Ok, je regarderai ça tantôt ». Mais évidemment, cela n’avait pas tardé. Le « boomerang qui tue » m’était revenu dans la G… à du 200 à l’heure : « On demanderait pas plutôt à mon père de regarder? »

C’est là que vous vous dites : ce garçon doit avoir deux mains gauche (et un beau-père en or); il est nul pour le bricolage. Je m’insurge et je m’oppose à cette assertion calomnieuse. Il y a peut-être des domaines où je suis meilleur, c‘est tout. Et en plus en tant que gaucher, l’expression « j’ai deux mains gauche » ne signifie strictement rien pour moi et glisse comme un molard gluant sur le parapluie de mon indifférence.

Evidemment, la malédiction des machines n’allait pas en rester là. Il y a quelques jours, lorsque je me suis dit qu’il était temps de couper cette Grmpf-rogntudjuuuX&« #!!! de haie qui donne sur la rue dans le petit jardin « commun » dont je dois, par obligation locative, assumer l’entretien… le taille-haie ne voulait plus fonctionner. La crapule.

Oui… Vous devinez la suite! La phrase qui tue et tout… Et là je me suis fâché tout rouge. J’ai réuni autour de moi tous les outils de la maison et j’ai entrepris de démonter l’objet. C’était visiblement un faux contact. Bien sûr, je n’y connais rien en électricité. Mais si vous avez lu « Mars et Venus » (ce que je n’ai évidemment pas fait, je rassure mes lecteurs mâles) vous savez qu’un homme préférera s’enfoncer seul sur un terrain marécageux avant de demander secours en ultime limite, juste avant de sombrer corps et biens.

On y était donc. Moi, face au taille-haie, avec mes tourne-vis. Le taille-haie qui se marrait intérieurement (si,si je vous assure) et… Little miss J - 7 mois et quelques cerises au compteur - qui étrennais sa chaise « assise » pour l’occasion.


Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de démonter un taille-haie? Et bien, c’est simple : ils vous ont mis les vis tellement serrées que c’en est pratiquement impossible de les enlever sans le casser. J’étais en nage, j’avais réussi à enlever toutes les vis… sauf la dernière, la plus coriace, vous savez « celle qui z’ont fait exprès de serrer tellement fort pour qu’on puisse pas réparer soi-même la saloperie »… J’étais donc en train de jurer contre ces deux enfoirés de Black & Decker lorsque ma fille commença à se poiler.


J’en étais là, à tenter d’écarteler les deux parties en plastique du taille-haie en essayant de forcer le passage de la dernière vis : jurant, haletant, rouge de colère, suintant comme l’Homme fort de la foire avec les sourcils froncés. Et la petite mademoiselle J, elle… elle se marrait! Non pas le regard et le rire de complicité qu‘on lui connaissait… Elle se poilait comme on se moque gentiment de quelqu'un de ridicule…


Ca m’a tellement ému que j’en ai retrouvé soudain mon second degré. J’ai posé le B&D juste à temps, avant de l’avoir cassé. J’ai rapidement remonté les quelques vis retrouvées et… à tout hasard je l’ai essayé. Miracle : il fonctionnait ;-))! J’ai vite été couper la haie, la pluie est arrivée juste après. Dans le salon, ma fille terminait son biberon du soir, tranquille. J’ai repensé à ce petit sourire, jusque-là inconnu, sur son visage, et je me suis dit que - malédiction des machines ou pas - l’avenir promettait d’autres bien belles poilades...


PS:
aux dernières nouvelles, votre serviteur n’a pas entrepris de démonter le lave-vaisselle tout seul; il attendra joli papa…).

 

 

 

 

Par alf
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Lundi 22 octobre 2007
bossa-nova.jpg

C’était il y a quelques jours, en sortant de la dernière consultation d’avant le Jour J, chez la gynécologue. En nous raccompagnant, elle nous dit : «ah… au fait, si vous voulez, vous pouvez amener un CD… » Ca faisait neuf mois qu’on s’y préparait, mais franchement, on n’avait pas songé un seul instant à… la musique. Bien que tout avait commencé en rythmes, bien sûr, neuf mois plus tôt. Et pas que pour ce que vous pensez; j’avais évoqué ce petit moment ici (« Beat goes on » ). 

Alors, lequel? On s’est réunis, elle et moi, un jour avant le jour J, autour de la chaîne Hi-Fi, nos disques à portée de bras…. Un rapide regard sur ma collection de disques et la conclusion s’imposait: impossible d’accoucher par césarienne sur un vieux Led Zep III, un Back to Black, le Jeff Buckley ou encore bon vieux Nick Cave ou Tata Sinead. Non, rien de tout cela ne convenait. Tous les trucs en accord mineur, les blues, les bleus à l’âme métamorphosés en accords et en rimes…tout ce que j’aime… Non. 

Alors, quoi?
Un truc en douceur, pour sûr. On a quand même tenté le folk-pop avec Clannad: trop triste; la world avec Boy Ge Mendes et sa morna cap-verdienne: pas mieux… Et puis « les carnets d’emeraude », le disque de l’émission zen du dimanche nuit sur Classic 21 : avec les petites phrases bouddhistico-ésotériques sussurrées par l’animateur, on a eu peur de passer pour des admirateurs appartenant à une secte. Du jazz? Sarah Vaughan? Pas mal, mais… trop vite enjoué et un peu hors propos. Du classique? Mozart, Haendel, Bach? Trop pompeux ou emphasé pour la circonstance. Du lounge? Si c’est pour commencer sa vie dans le fadasse… Bof-bof. Le « Watercolors » de Pat Metheny? Trop intello.

Et puis ma main est tombée sur cette compil, achetée 1,5 euro un jour de pluie sans doute, presque par hasard. Un disque avec une fille en string sur la pochette. Et là, la lumière fût. Aux premiers accents de Carlos Jobim, de Baden Powell et de Giberto Gil, on le tenait notre disque ! Elle est donc née un vendredi avec l’aube, dans le doux cocon sonore de mélodies brésiliennes: Bossa Nova, belle comme la vie. Bienvenue au monde, sweet little baby!

PS : la maman, l’enfant (et le père) se portent bien!

Par papa alf
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Vendredi 21 septembre 2007
bagnole1-copie-1.jpg Ca y est, j’en suis, moi aussi. Je l’ai fait. J’ai rejoint la communauté. La secte. Enfin, celle qui a réussi et qui est devenue religion officielle. La civilisation, quoi. Je vais enfin être regardé comme un être normalement constitué par mes amis, mes collègues, mes contemporains. Tout ça parce que j’ai craqué, à 39 ans. Vous me direz : il n’est jamais trop tard pour rentrer dans le rang. Pour devenir un adulte responsable. 

J’y avais goûté il y a quelques années, très peu. Ca faisait bien 10 ans aux fraises que j’y avais plus touché pourtant… me jurant d’attendre l’ultime instant avant de rejoindre la horde, le troupeau, la file indienne. Repoussant, tel un petit village gaulois à moi tout seul, encore et toujours « l’envahisseur ». En vain. Lundi, j’ai craqué. J’ai allongé la tune et hop! En voiture Simone.

Moi qui, dans ma courte vie, ai roulé au bas mot la distance Terre-Lune (aller-retour) en train rien qu‘entre Charleroi et Bruxelles, qui ai usé mes fonds de culotte dans les trams, les bus et les aubettes de la capitale, me voilà donc (presque) devenu… un automobiliste! Un parmi d'autres.

Enfin, un genre de ‘Canada dry ‘ de conducteur je vous l‘accorde, vu que je déteste ça, et tout ce que représente en général une bagnole pour un mec : puissance, frime, excitation à deux balles. Et en prime, je vais pouvoir me fader l'agressivité des autres dans les carrefours et les embout's. 

Le vrai bonheur ;-/…

Quoi ? Quelle bagnole ? me demanderont certains - les pauvres ! - intéressés par la bête... Euuh, attendez je vais voir sur l'étiquette. Enfin je veux dire la marque, à l'arrière. Bon ben euh... on s'en fout de la race, non? Elle est grise passe-partout et... automatique. 

Oui, je sais. J’entends déjà les sarcasmes: « Une auto-ma-tiiiiiiiique?!?!?! ». Une bagnole « de gonzesse » au mieux, « de vieux », voire « d’handicapé », ou « d’Américain » au pire. Et parfois on peut même être les quatre à la fois. Car dans l’imaginaire populaire de l’homme moderne européen, la bagnole automatique, c’est un truc… d’énucléé.Oui vous pouvez aussi bouger une lettre, ça le fait aussi.¨[euh pardon je pensais 'eunuqueléé' en fait quand j'ai écrit cette phrase, rien à voir avec l'oeil donc ;-].
 

M’en fous. Les bagnoles et moi ça fait deux. Et depuis belle lurette. Voir passer une belle caisse m’a toujours fait autant d’effet que de mater des images pieuses de Benoît XVI en string, pour vous donner un exemple à la hauteur. D'ailleurs mon petit neveu de deux ans s'y connaît déjà bien plus que moi (en bagnole je veux dire, pas en images pieuses de Benoît XVI en string). Mais je ne suis pas jaloux. Juste un peu déçu par son penchant pour la chose.

Un volant, quatre roues et un moteur, rien de plus : le minimum syndical me convient. Rajoutez l'essence, quelques taxes et des assurances et le (mauvais) tour est joué.

« Prendre sa place, dans le trafic » chantait Francis… J'aurais tellement aimé pouvoir m'en passer de cette saloperie. Mais voilà... avec le petit bout d'chou qui va bientôt pointer son nez dans le doux train-train de notre quotidien... Disons que j'étais comme qui dirait un peu 'obligé'. 

Ma Madame, elle avait vite pigé que la poussette dans le bus, tu oublies. Que prendre deux trams, trois calèches, quatre trains et une montgolfière pour aller faire un petit coucou à la belle famille le week-end dans le fin fond du tr... du c... de la Belgique, avec un bébé, c'est fini. Elle n'a évidemment pas tord. Pour aller « chasser le mammouth » aussi d'ailleurs (faire les courses si vous préférez), ce sera bien utile.

Il y a quelques plombes, j'avais esquissé une chanson qui commençait à peu près comme ça :

 
Je suis un moineau
Et je vous regarde de haut

Coincés dans vos petites voitures
Je vous chie sur la p’lure

Gardez vos coups de klaxon
Vous ne serez jamais des pinsons
(…)



Ben je crois que maintenant j’ai intérêt à raser les murs à mon tour et à faire attention à mon pare-brise. Vendu que je suis!

bagnole-4-copie-1.jpg Bien sûr, il y a la ‘faute de goût’ - le choix de l’automatique - mais me voilà tout de même estampillé « normal »  ou « adulte responsable » selon les critères modernes, grâce à cette chose... C’est chouette. Ceci dit, faîtes gaffe. Les apparences sont trompeuses. J'ai mon permis certes, pour le reste... planquez-vous : j’arrive!


Par alf
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Mardi 17 juillet 2007

 

 

 

 

109° de la latitude Ouest et 27° de longitude Sud : autrement dit, le bout du monde…

 

Ou plus précisément le nombril du monde, au centre du ventre de la Pachamama, la Terre-mère.

 

Une île.

 

À des milliers de lieues de toute terre occidentale. Perdue dans l’Océan pacifique. Une île où il n’y a rien ou presque.

 

Trois volcans qui y dorment, des chevaux sauvages qui arpentent des prairies d’un vert émeraude et des rochers de basalte. Un village, un seul. Des habitants – peu nombreux – aux origines incertaines.

 

Et aussi les Géants de pierre, les Moaï au regard vide, tourné vers l’intérieur des Terres...

 

 Parce qu’un dimanche de Pâques en 1722, un explorateur Hollandais passait par là, elle porte ce nom : île de Pâques. Ce qui lui va plutôt bien finalement : Pâques, l’œuf, le mystère… En réalité, les autochtones l’appellent Rapa Nui.

 

Une île où le sentiment de solitude peut se vivre au plus profond, en regardant l’horizon.

 

Un jour, j’irai à l’Ile de Pâques.

 

 

 Pour l’abordage immédiat, c’est ici : http://www.dailymotion.com/relevance/search/ile+paques/video/xj9v5_iledepaquesplageanakena

 

  

Par alf
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