Sangatte, le bulldozer, les étoiles

Publié le par alf

Certains construisent des murs, d’autres préfèrent le bulldozer… Six ans après la fermeture de Sangatte, le niveau zéro du politique se porte bien pour les candidats à l’exil qui s‘échouent dans les environs de Calais…


Lu hier sur Libélille.fr, (22/12/2008):

« Une cinquantaine de policiers ont bouclé la zone de campement de cabanes en bois et de tentes à Loon-Plage face au terminal ferry. Environ 80 migrants ont été arrêtés et emmenés à la Police de l'air et des frontières. J'appelle ça une opération commando. Le lendemain, j'ai vu la police détruire les campements au bulldozer, avec tout le matériel de survie à l'intérieur. Tout a disparu, y compris les couvertures, les réchauds et l'argent de poche pour le pain et le lait. Ça a duré un peu plus de trois heures. Deux jours après, j'ai rencontré certains migrants, ils étaient de retour de Lille, d'où ils sont revenus par leurs propres moyens. Ils ne comprennent pas. Ils disent : «On ne fait rien de mal, pourquoi ont-ils tout détruit?» Une soixantaine sont de retour, et ont commencé à reconstruire ce campement. C'est absurde. Même si on ne s'attendait pas à un geste humanitaire de l'Etat à la veille de Noël. »

Propos recueillis par Haydée Sabéran

Lire l’article ici

Photo : Julie Rebouillat



A propos de Calais, de Sangatte, de ses alentours, de ses réfugiés… Et de quelques « étoiles du Nord », bénévoles anonymes qui maintiennent allumée la petite étincelle au fond des yeux de dizaines de sans grades et sans papiers en mal d’ailleurs, et d’avenir … Aller voir (ou revoir) ce reportage de France 2, réalisé il y a quelques mois : 13:15 - signé Vincent Nguyen et Jean-Sébastien Desbordes, sur le site de l‘association Terre d'errance. Tout y est, ou presque. Une histoire de gens extra et pourtant ordinaires. En ces temps de froidure des coeurs et des cerveaux, ça se prend.

C’est à voir ici


A part ça... ben bonne Nuit !




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Publié dans squat'land

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A
lu ce jour dans libé:<br /> "Elle rechargeait les portables de migrants : garde à vue<br /> <br /> <br /> SOCIETE - Monique Pouille, 59 ans, épouse d'artisan peintre, parle très vite au téléphone, comme essoufflée par ce qui vient de lui arriver.  Elle a fait neuf heures de garde à vue, hier. Cette mère au foyer, membre de la paroisse de  Norrent-Fontes, près de Béthune, bénévole aux restos du coeur et bénévole de l'association Terre d'errance, organise les dons de nourriture, d'habits pour les migrants sans-abri depuis deux ans et demi. C'est elle aussi qui recharge les portables de ces errants qui tentent de gagner l'Angleterre en grimpant sur les camions de l'aire de repos de l'autoroute voisine. Hier, à 7h45 du matin, on sonne à sa porte. La Police de l'air et des frontières. "la suite ici: http://www.libelille.fr/saberan/2009/02/elle-rechargeai.html<br /> <br />
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A
lire aussi la carte blanche (libé, 24.12) relative à la mésaventure de 4 philosophes, récemment. Là aussi, l'atmosphère que traduit leur lettre évoque des méthodes que l'on dénonçait il y a vingt ans quand on parlait de la Pologne, des pays de l'Est ou des "dictatures douces" d'Amérique latine... <br /> Les philosophes, les sans-papiers et l'aéronef<br /> <br /> Les philosophes, les sans papiers et l'aéronef mardi 16 décembre, nous sommes quatre philosophes français à prendre l'avion à Roissy pour Kinshasa [ République démocratique du Congo, ndlr ] afin d'y participer à un colloque avec des philosophes africains, intitulé " Culture du dialogue et passage des frontières "...la suite ici : http://www.liberation.fr/societe/0101307630-les-philosophes-les-sans-papiers-et-l-aeronef
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