Madame Yvonne? (4) Interlude de Noël

Publié le par alf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

   

 

 

 

  Lu dans Libé, il y a quelques jours.

 

 

 

 

En France, le débat sur les sans abris prend du relief. La faute à une association - Les enfants de Don Quichotte - qui depuis quelques semaines invite chaque bien loti (et quelques people) à passer une nuit dans le froid sous la tente, à Paris, le long du canal St-Martin. Juste pour voir. Et les tentes ont poussé, tels des champignons.

 

Certes, c’est un coup, un coup médiatique. Mais une fois de plus, ce sont des citoyens qui ont pris l'initiative. Et c’est parce que les riverains de ces actions n’ont pas marqué d’hostilité particulière - au contraire - que les pouvoirs publics semblent un peu s’affoler et se bouger enfin le cul. Les médias ont enchaîné, des débats ont lieu aux heures de grande écoute. C’est un bon début. Même si c’est pas encore cet hiver que l’abbé Pierre et la veuve Colucci pourront partir faire de la luge à Saint-Brieu-la-Falaise.

 

Un récent sondage vient de révéler que la moitié des Français ont peur de devenir un jour SDF… Ce qui en dit long à propos de l’angoisse qu’engendre notre société « libérale aisée » sur les inconscients collectifs.

 

A l’heure où les sapins croulent sous les boules dorées et les guirlandes scintillantes, où les foies gras croupissent dans les estomacs et où les bulles de champagne allègrement rotées rejoignent la couche d’ozone, ça laisse de quoi réfléchir en attendant le 31...

Sur ce, bon réveillon à tous!

 

En savoir plus sur LEDDQ: http://www.lesenfantsdedonquichotte.org/

PS: L'épisode (3) concernant Madame Yvonne est à lire à la date du 23 novembre. [La suite... en 2007]

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Publié dans Poètes de la rue

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V
Tu comprends maintenant pourquoi je hais depuis toujours, cette période dite "de fêtes" qui enfonce encore plus que d\\\'ordinaire le doigt dans les plaies souffrantes de notre société, les rend encore plus criantes, plus dures, plus insupportables.<br /> Tu me diras que d\\\'un côté c\\\'est un bien de les dénoncer et je te dirai que tu as raison, mais y faire qquechose est encor mieux et c\\\'est le cas en l\\\'occurence.  Mais il y a encore qques temps, on trouvait rabat-joie voire indécent, de dire qu\\\'on trouvait révoltant  de voir les uns ripailler d\\\'un côté bien chaud et les autres claquer du bec, bien au froid.. ou au chaud dans des chambrées malsaines où on les emmenait  pour la nuit, contre leur gré, pour se donner bonne conscience, ça dépendait! <br /> Les seuls à pouvoir faire qquechose dans ces cas là, ce sont des assoc. ou des gens de la trempe de Coluche. Mais ça demande bcp d\\\'énergie et un engagement sans faille. Il faut avoir le cran de le faire.  
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A
Je pense que tant que le "politique" restera avec l'idée que la paupérisation grandissante et le syndrome SDF est un épihénomène - le prix à payer  dans une "économie de marché" - les réponses qu'ils apporteront resteront parcellaires, bancales, lacunaires, secondaires. Et qu'on en restera à la solution du moindre mal, à savoir: laisser l'associatif palier. Et la seule vraie réponse immédiate aux "icebergs de la précarité qui pointent le bout de leur nez" restera la politique de la main tendue. Celle de quelques associations "professionelles", parfois financées, qui tentent de répondre à l'urgence sous des formes de charité variables. Ce qui n'est pas une solution dans l'absolu. Mais il vaut mieux cela que rien...