C’est la rentrée : et c’est tant mieux !
C’est la rentrée. Et c’est tant mieux ! On commençait à s‘emmerder ferme. N’empêche, je suis un peu nostalgique, déjà. « Secret Story » par exemple, c’est terminé et je ne m’en remets pas.
Heureusement c’est un belge qui a gagné. Ca nous fait au moins une actualité digne d’intérêt, pour nous les Belges, en ce début septembre. Pour rappel, en Belgique on était à deux doigts du split de Plat pays-qui-est-le-mien en juin, mais finalement, tout le monde est… parti en vacances. Flamands, wallons, bruxellois, majorité et opposition, démocrates et populistes. Y a que les sans papiers qui sont restés.
Et eux n’ont pas chômé : grève de la faim et tout et tout. Mais bon, faut pas faire grève de la faim en été, tout le monde est à Benidorm, c’est bien connu. Décidément, ces gens ne sont pas comme nous… C’est la rentrée, ouf !, et tout le bordel institutionnel recommence, comme il y a deux mois, mais avec les élections régionales en point de mire. Que du bonheur, comme dirait Castaldi.
« Secret Story » donc, fini, terminé. J’ai eu cet été le bonheur de croiser le regard de ses participants, au travers des miroirs sans tain de cette étonnante émission, miroirs dans lesquels les Narcisses modernes se miraient la couenne à longueur de journée. Impressionnant. En plus, cette année, Plug TV nous passait l’intégrale. La version wahrolienne, en direct ou presque, avec coupure éditoriale quand les protagonistes sortaient du schème « Je m’demande qui va sortir cette semaiiiine? »… J’imagine que la coupure éditoriale consistait à couper tout le reste: la moindre évocation politique, la moindre esquisse d’interrogation existentielle, et aussi, mine de rien, la moindre petite phrase ou action un peu sexuelle.
Quand il se passait quelque chose, vous aviez droit à un gros plan, certes, mais à un gros plan-plan fixe… sur un pot de fleur ou un coin de vaisselle sale. Un comble, non ?, pour une émission qui à priori a tout du mauvais film de boules : pas de scénario, de mauvais cadrages, un mauvais montage, aucun suspens. Mais, un film de boules… sans boules… Aller comprendre…
C’est la rentrée. Hier soir, la RTBF se la pètait à nouveau en nous refaisant comme l’an dernier le coup du « Arte Belgique ». A savoir : vous croyez capter la chaîne Arte. Mais en lieu et place des émissions d’Arte qui passent en France et en Allemagne, vous avez droit tous les soirs de 20h à 21h à une émission culturelle spécifiquement belge faite par la RTBF, où on vous fait faire le tour des vernissages de la capitale et de province… Culturelle certes, MAIS… belgo-belge. Précisons, c’est essentiel, que cette émission culturelle ne passe qu’en Belgique (aucune diffusion en France ni en Allemagne), uniquement chez les Belges qui captent Arte et uniquement du côté francophone du pays bien sûr. Ca doit faire en tout 0.000003 % du public belgo-francophone mais ça permet à la RTBF, notre chaîne nationale, de continuer à peu de frais à mettre ce qu’elle veut (et je reste poli) sur ses deux chaînes à une heure de grande écoute. Et pendant ce temps-là sur Arte… Allez comprendre…
C’est la rentrée, je vous aurais bien fait un petit topo de l’expo « It’s not Only Rock’n roll Baby », visible au Palais des Beaux Arts, mais à quoi bon? Elle se termine la semaine prochaine et vous n’irez pas. N’empêche, je suis content d’avoir vu de près, ce dimanche à l’heure de la messe, les toiles du pote Pete. Pour aller vite, c’est de la merde. Ou plutôt du sang séché, ce qui revient au même, quand ça sèche. Au mieux on dirait du café. Disons que ça fait tache.
Pour le reste, on est dans un pathétique premier degré (planter des seringues dans ses toiles c’est rock’n roll non?) qui colle bien à l’image du Doherty renvoyée par la presse people. Je vous aurais bien parlé des œuvres d’Alan Vega, des Kills, de Devendra Benhart, de Kembra Pfhaler …et même de la très zen installation de Brian Eno, rien que pour énerver Thom, tiens! Mais vu que je dois encore faire le crobard pour son édito de mercredi sur le Golb, je n’ai pas vraiment le temps de vous torcher un truc correct sur cette expo et les questions qu‘elle pose sur ce qu‘est un artiste, un artiste rock, un rocker-plasticien, etc. Allez comprendre… (Enfin vous pourrez toujours vos consolez en lisant l’édito du Golbeur fou, ce mercredi; on devrait y évoquer un sujet similaire je pense).
C’est la rentrée. FR3 proposait hier soir une émission de Ruquier sur les humoristes provocateurs; émission que j'ai suivi d‘un vague œil-oreille distraits, en tapant cette chronique. Or, ça fait des mois que j’aimerais faire un post digne de ce nom sur ce qui nous (me) fait rire (ou pas) et sur le sens du rire aujourd’hui dans la France profonde sarkozyenne ou la Belgique Letermienne. J’en aurais également profité pour parler du cas Siné, de son nouveau projet éditorial qui sort bientôt, de Charlie Hebdo qui l’a viré pour des raisons qui valent d’être évoquées (« Qui ‘Valent‘… jeu de mots » aurait dit Maître Capello) et des guerres internes qui minent les crayons de nos anartistes patentés (« Qui minent les crayons… jeux de mots » aurait-il renchérit - ok, ok, ok j'arrête...) ; je suis même pas sûr que je le ferai… Allez comprendre…
C’est la rentrée et je m’aperçois qu’après un sacré silence radio occupassionné sur ce blog par quelques images, j’ai à nouveau la moutarde qui me monte gentiment au nez et les mots qui me picotent. C’est bon signe pour la santé de ce blog, non? Allez comprendre. Alors on va dire… à bientôt!