Carnet de Nice (4) - Le bus pour le Cap-Ferrat

A Nice, les voitures vrombissent, les moteurs s‘emballent et les limitations de vitesse sont là pour faire joli. On n’est pas loin de la frontière italienne, cela explique un peu ceci. Quand aux feux de circulation, lorsqu’ils deviennent verts pour les piétons, ils montrent à voir un petit bonhomme penché en avant, près pour la course.
Nous sommes donc en vadrouille, à la découverte de la Côte, en bus, direction Villefranche, puis St-Jean-Cap-Ferrat... Virages au cordeau, accélérations, pointes à 70 dans les zones 30. « Pour nos enfants roulez prudemment » disait le panneau. Amusant. Pour découvrir le paysage, c’est moins balèze.

Le conducteur de bus niçois ne semble d’ailleurs fonctionner correctement que lorsqu’il a un retard à rattraper, réel ou plus souvent imaginaire. Un conseil, d’ailleurs, si vous passez par là et que vous voyagez en transports en commun: arriver toujours à l’avance sur l'horaire indiqué.
Le conducteur de bus niçois porte invariablement un paire de lunettes de soleil Rayban, même lorsque le temps est à la brume, ce qui arrive encore assez régulièrement dans la cuvette de la baie des Anges.

Enfin, le conducteur de bus niçois, lorsqu’il est dans la trentaine, est le plus souvent accompagné par une jeunette plutôt bien roulée, maximum 16 ans. Elle se tient de biais, à ses côtés durant tout le trajet pour lui faire la causette, et essaie, tant bien que mal, de ne pas faire de cumulets dans les tournants.
Cet effort occasionne d’ailleurs de sa part quelques circonvolutions du buste et des hanches qui ajoutent de l’intérêt à la balade. Pour le conducteur de 50 ans, faites moins vingt pour l’âge de la fille.
[à suivre…]