SMS... comme Sado MasoS

Publié le par alf

Le garçon a le sourire un peu coincé. Il se gratte nerveusement les cheveux, probablement pas habitué à s’exprimer dans un micro. Il lance ses mots, ses poèmes ou sa prose, devant un public agglutiné et chauffé à blanc.

Le garçon grimace, s’arrête, se reprend. Les mots se font plus hachés, le sourire grinçant. Mais il persévère… Les vingtenaires qui le regardent et l‘écoutent - des bobos en devenir plutôt propres sur eux - sourient, s’amusent, gesticulent, crient. Et envoient des SMS.

 

« A sept, ça mord. A huit, c’est comme mille petites épingles qu’on vous plante dans la peau. A neuf, on a l’impression que les épingles entrent et sortent à toute vitesse et à partir de dix, ça devient extrêmement désagréable, je dirais même critique. A partir de onze ou de douze, c’est comme si on vous fouettait avec du barbelé incandescent. »

Le but du jeu? Lui faire comprendre que sa poésie est naze ou pas terrible. Et qu’il ferait mieux d’arrêter. Alors, à chaque SMS, l’artiste en herbe se prend des volts. Des décharges qui lui arrivent direct dans le corps via le standard téléphonique, grâce à des électrodes. Jusqu’où tiendra-t-il? La foule n’a pas l’air d’aimer ce qu’il a à dire ce soir... Trop nul: prend ça! Et si tout le monde s’y mettait?

Mais l’artiste en herbe, c’est lui qui décide: « il arrête quand il veut ». Ca doit être ça le libre arbitre poussé à l’extrême.

C’était jeudi soir, un reportage dans « Tracks » (arte) intitulé « Ils ont mal et ils aiment ça ».


Ps:
ce papier, comme en écho à celui-ci:
http://chroniknroll.over-blog.com/article-3676834.html

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Publié dans vu-à-la-télé'land

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C
ah la vache... ça rappelle aussi une expérience qu'ils avaient tenté iol y a quelques années où des quidams improvisés bourreaux  devaient (faussement) torturer des acteurs.
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A
c'est l'expérience de Milgram non, dont parle Rosecelavi ds son com ?
R
ça me fait penser au bouquin de Milgram "Soumission  à l'autorité"
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A
exactly.
J
Il se dit que l'on veut davantage éprouver sa résistance à la douleur qu'écouter ce qu'il a à dire ! Et il résiste ! Et il est fort possible que des petits malins très cruels en jouent. En fait il n'a pas la moindre assurance que ce qu'il fait soit bon ou mauvais parce que l'enjeu n'est pas celui-là, même si l'on veut le faire croire. Le jeu est faussé de toute façon.
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